Vous êtes dans : Accueil > Accès directs > Actualités > Comité syndical : Feuille de route validée par les élus et avis sur le SDAGE Loire Bretagne

Comité syndical : Feuille de route validée par les élus et avis sur le SDAGE Loire Bretagne

Le 10 juin, le comité syndical du Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne (SABV) s’est réuni sous la présidence de Philippe BARRY à la salle du Crouzy à Boisseuil.

Outre quelques délibérations de fonctionnement et de partenariats divers, les élus de notre EPAGE ont été amenés à se prononcer sur 2 sujets importants :
• Un avis sur le SDAGE Loire Bretagne
• Une validation d’un Plan Local d’Adaptations aux Changements Climatiques pour une meilleure gestion de la ressource en Eau : 11 orientations stratégiques constituant une véritable feuille de route de la collectivité et ses partenaires pour les 6 à 7 ans à venir.

 

Le SDAGE Loire Bretagne, un document stratégique de l’Agence de l’Eau pour la période 2022-2027 !

En consultation jusqu’au 1er septembre, tous les citoyens sont amenés à donner leur avis sur les dispositions envisagées dans ce document. L’avis des collectivités est attendu avant le 30 juin.

 

Pour les élus du SABV, un avis globalement favorable aux dispositions proposées a été validé avec la formulation de quelques points de vigilance. Dans la continuité du précédent SDAGE, il semble que la stratégie vis-à-vis des milieux aquatiques, de la gestion qualitative ou quantitative de l’Eau ou la gestion du risque inondation soit clairement affichée. Elle s’appuie sur les pressions mises en évidence bassin versant par bassin versant : hydrologique, pollutions ponctuels et diffuses, morphologie les cours d’eau, obstacles à l’écoulement, pesticides…

 

Les éléments techniques mis en évidence apparaissent globalement bien correspondre aux problématiques locales et les moyens mis en place pour y répondre sont jugés pertinents : accompagnement des agriculteurs, gestion des zones humides, traitement de la question des plans d’eau, continuité écologique, réduction des pollutions à la source.

 

Néanmoins, les élus estiment que, dans la gouvernance des institutions, alors que la Loi a obligé le bloc communal a intégré la compétence GEMAPI avec l’exercice de ces missions par les intercommunalités, ces dernières ne sont pas représentées dans les CLE notamment. Il s’agirait d’une juste représentation des acteurs de terrain que d’y remédier.

 

Enfin, l’impact des changements climatiques sur la ressource en Eau est et va être très important dans les années à venir. Les élus estiment que si les actions envisagées devraient permettre d’améliorer les situations, les moyens affectés et l’ambition affichée en terme de calendrier restent limitées et en faible adéquation avec les enjeux. Ils insistent pour qu’un maximum de personnes s’intéresse à la problématique de la ressource en Eau pour bien en comprendre le fonctionnement selon les contextes et agir plus vite et plus fort.

 

Pour les particuliers, plusieurs possibilités existent pour donner son avis :

  • répondre au questionnaire en ligne sur le site (cf. encart ci-dessous) ; l’avis de tous est important.
  • participer aux événements organisés près de chez vous et remplir le questionnaire qui sera remis.
  • formuler une contribution libre de préférence par courriel à sdage@eau-loire-bretagne.fr

 

Avis sur le SDAGE Loire Bretagne 2022-2027 (pdf - 872,32 ko)

 

Maintenant, c'est à votre tour...

 

 

Un plan d’actions pour plusieurs contrats territoriaux !

 

Pour finir, après 6 mois de travail en concertation avec de multiples acteurs de l’Eau notamment organisé autour d’entretiens et d’ateliers, le moment était venu de présenter le résultat de ce travail et de valider cette première étape de la feuille de route de l’EPAGE.

 

La politique de gestion de la ressource locale en Eau va donc s’orienter vers 11 finalités avec près de 90 actions très variées :

  • Vers des pratiques agricoles qui anticipent l’évolution prévue de la ressource en Eau où il est question d’accompagner les agriculteurs dans la définition des besoins en eau et d’évolutions de pratiques en adéquation avec les changements climatiques
  • Vers une meilleure articulation entre préservation des patrimoines, usages et qualité écologique de l’eau et des milieux aquatiques où les questions des continuités écologiques ont été traitées
  • Vers une restauration des zones humides et un changement de regard sur les écosystèmes aquatiques avec des actions d’acquisitions, de gestion de reconquête et de communication spécifique sont inscrites complétées par une sensibilisation aux espèces exotiques envahissantes
  • Vers une politique concertée du devenir et de la gestion des étangs avec l’accompagnement des propriétaires dans les études et travaux selon des critères d’usages, de localisation et d’intérêt général
  • Vers des solutions nouvelles garantissant disponibilité et qualité de l’eau et des milieux aquatiques toute l’année inspirées d’expertises nouvelles des besoins d’accompagnement dans les économies d’eau, de mesures agroenvironnementales aux cahiers des charges adaptés, de sensibilisation aux sécheresses
  • Vers la participation à une gestion forestière compatible avec la ressource notamment en zones de captage avec un travail commun avec les producteurs d’eau potable pour identifier des secteurs prioritaires et éventuellement acheter des forêts et adapter la gestion au respect des milieux aquatiques et à la qualité de l’eau
  • Vers des rivières préservées, protégées et aux écoulements naturels où il a été débattu de la restauration et de l’entretien de la ripisylve et de droits et devoirs des riverains de cours d’eau en la matière comme d’actions de renaturation de ruisseaux plus lourdes
  • Vers une gouvernance locale représentative et équilibrée de la gestion de la ressource en eau avec des nouveautés proposées et tournées vers les scientifiques, acteurs économiques et touristiques et les communes et intercommunalités
  • Vers une stratégie de suivis justes et adaptées, et d’études spécifiques avec des analyses biologiques régulières et des études localisées et spécifiques à des problématiques particulières : cyanobactéries, bactériologiques, pollutions physicochimiques éventuelles pour une évaluation à 2 niveaux
  • Vers une communication opérationnelle des tous les publics sur les nouveaux enjeux et de la ressource en eau où il est proposé de suivre un plan de communication avec des multiples outils : bus itinérant, animations spécifiques (mares, zones humides,…), webdocumentaire, expositions, etc.
  • Vers une animation de proximité aux services des usagers et de la ressource en eau avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau et de la Région à des postes de techniciens rivières ou zones humides

 

Le travail n’est pas encore terminé car il sera désormais partagé avec les participants à la concertation avant d’être développé sur les territoires au travers des zonages prioritaires qui vont suivre l’état des lieux des bassins versant effectué par l’Agence de l’Eau (présenté dans le SDAGE), les inondations et les zones de ruissellement, les bassins versant plus sujets aux sécheresses, les enjeux locaux de la biodiversité et les captages d’eau potable.

Des groupes de travail vont être mobilisés associant par exemple, le CEN Nouvelle Aquitaine, Limoges Métropole, l’EPTB Vienne, le PNRPL, la FDPPMA, des opérateurs agricoles, des associations, etc…