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Le travail se poursuit sérieusement...

Et la Glane se refait une beauté, le Glanet puis le ruisseau des Râches et enfin le Grand Rieu, la Baisse et le Rigouroux retrouvent progressivement leur lit...Bilan après cinq ans de travail

Après plus de 40 km du cours de la Glane restaurés, 14 km de son affluent le Glanet et plus de 25 km de 3 affluents de la Vienne (Les Râches, le Grand Rieu et son affluent de la Baisse, le Rigouroux), les élus, les pêcheurs, les exploitants agricoles et les riverains auront pu apprécier la qualité du travail fourni par l’entreprise mandatée pour le compte du Syndicat d'Aménagement du Bassin de la Vienne.

Les travaux se sont poursuivis sur les ruisseaux de la Mothe, de l'Oncre et plus récemment sur l'Aixette...

 

 

 

 

En effet, outre la restauration de la végétation de rives ou ripisylve prise en charge par la collectivité (enlèvement raisonné des embâcles, élagage, recépage, etc.), des travaux plus importants ont pu se mettre progressivement en place grâce à la collaboration des propriétaires et des exploitants agricoles riverains.

Ainsi, pour protéger les berges de la Glane et pour préserver la qualité de l’eau et des milieux aquatiques (notamment les frayères) que pouvait induire le piétinement du bétail, des aménagements d’abreuvoirs et la pose de clôtures ont pu être réalisés.

 

Tout le monde s’est engagé dans cette démarche puisque même les enfants des écoles ont pu participer à des replantations d’arbres notamment au bord de la Glane à Saint Gence ou de la Vienne à Saint Brice sur Vienne et Chaillac sur Vienne. Plus récemment, des élèves du lycée agricole des Vaseix ont mené une opération de recharge granulométrique et de pose de clôture sur le ruisseau qui traverse le lycée.

 

Soucieux de préserver globalement la ressource en eau et la qualité des milieux aquatiques, le Syndicat d'Aménagement du Bassin de la Vienne a également engagé de nombreuses autres démarches vers les propriétaires de barrages et d’étangs, d’abord sur le bassin versant de la Glane.

 

« Raisonner globalement pour agir localement » serait une devise bien appropriée pour illustrer ces actions.

 

Dans ce contexte national voire européen, vous imaginez également que la question du franchissement piscicole et du transit sédimentaire sur les différents barrages de la Glane et de ses affluents se pose. Outre ces premiers travaux de restauration de la ripisylve, le Syndicat d'Aménagement du Bassin de la Vienne a aussi initié, mi-2009, une étude technique et économique de l’aménagement d’une trentaine de barrages sur ce bassin versant. Cette étude ont permis de définir les travaux permettant de rétablir la continuité écologique de ces ouvrages : plusieurs scénarii ont été discutés avec les propriétaires riverains, les administrations et les partenaires financiers. Il s’agira par exemple d’araser totalement ou partiellement les barrages inutiles, d’y créer des brèches, de restaurer des vannes, d’aménager une passe à poissons, de mettre en place un plan de gestion, etc ...Un schéma d'aménagement de 41 ouvrages a été proposé, les premiers travaux ont démarré en 2014 par 5 ouvrages puis 6 autres en 2016 ! Ce travail se poursuit en 2017 par l'effacement du Gué Giraud sur la Glane, vous pouvez suivre ce chantier sur le nouveau web-documentaire du syndicat : www.aufildelaglane.fr

 

Le travail en partenariat avec le Conservatoire d'Espaces Naturels du Limousin permet également de mieux connaître les milieux humides de ce bassin versant, de sensibiliser les riverains mais aussi les collectivités locales à leur intérêt tant sur la préservation de la qualité et de la quantité de l’eau dans les cours d’eau que sur leur rôle très important dans le maintien d’une riche biodiversité et, de mettre en œuvre des mesures de gestion adaptées à leur préservation.
L’ensemble de ce travail n’a finalement qu’un seul objectif : restaurer de façon pérenne un écosystème « local »: la rivière et ses habitats si favorables à l’installation de nombreuses espèces.

En restaurant ces habitats variés avec des eaux courantes et des fosses, avec un lit de rivière non colmaté de sable ou de vase, avec une végétation riche amenant ombrage et alimentation, on peut espérer donner un coup de main aux truites fario locales.

En effet, les résultats des pêches électrique d’inventaire réalisée en 2009 sur tout ce bassin montre des résultats très mitigés avec des populations de truites limitées et la présence d’espèces envahissantes ou nuisibles telles que poissons chats ou écrevisses américaines…ces espèces ont pu notamment s’installer car les écosystèmes dégradés ont permis leur développement.

Ces premiers travaux vont se généraliser, en effet, dans le cadre de ce contrat pluriannuel, la restauration des bassins versants du Glanet, du Rigouroux (Condat sur Vienne) et des Râches (Cognac la Forêt et Sainte Marie de Vaux) a débuté. Après le Glanet, le ruisseau des Râches et une partie de celui du Rigouroux en 2012, reprise des travaux sur le Grand Rieux et la Baisse en janvier 2013 jusqu'à la fin de cette même année ! La troisième tranche se termine en 2015 et le syndicat engage de nouveaux travaux dès 2016 sur l'Aixette, le Boulou, la Chabrette, le Banzou et la Petite Briance...des chantiers de gestion des végétations importants !

 

De nombreuses réunions publiques sont organisées où l’ensemble des propriétaires riverains et des habitants intéressés sera convié pour débattre et échanger sur les enjeux liés à l’eau et aux milieux aquatiques.

 

En téléchargement, les bilans des comités de pilotages du nouveau contrat sur la Vienne médiane et ses affluents :

Comité de pilotage du 30 novembre 2016 (pdf - 3,69 Mo)

Comité de pilotage du 20 janvier 2016 (zip - 11,35 Mo)

Comité de pilotage du 11 mars 2015 (pdf - 1,83 Mo)

 

 

 

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